Sampion Bouglione, troisième du nom, a quitté la piste

 

Les obsèques de Sampion Bouglione auront lieu ce vendredi matin à 10:00 au Cirque d’Hiver Bouglione.

Le corps quittera le Cirque d’Hiver pour être inhumé à 14:00 au cimetière de Lizy-sur-Ourcq

Vous pouvez adresser vos messages et fleurs à l’adresse suivante :

Famille Bouglione
6 rue de Crussol 75011 Paris

Toute la famille vous remercie pour vos messages de soutiens et pensées.

Ses intimes et sa famille le surnommaient Papouk mais personne ne se serait risqué à les imiter sans y avoir été invité. Papouk en imposait. Et adorait ça. Ce surnom affectueux aux consonances slaves ne résonnera plus dans l’enceinte du Cirque d’Hiver où il vivait avec sa femme Anna dans un appartement niché au-dessus de la piste. Le patriarche de 82 ans s’en est allé, ce jour, rejoindre sa mère, Madame Rosa, disparue l’an dernier dans sa 108e année.

Passionné par les éléphants, Sampion Bouglione avait débuté avec les chevaux à 12 ans, l’âge où les gamins qui « n’ont pas eu la chance d’avoir eu une vie exceptionnelle comme nous » usaient leurs fonds de culotte sur les bancs de l’école. Ne pas avoir été longtemps à l’école, c’était un petit complexe qu’il évoquait de temps à autre. Et pourtant, il savait tant de choses ! Sa culture n’était pas livresque mais artistique et sa sensibilité n’était pas feinte.

On ne la lui faisait pas à Sampion Bouglione ! Sous des dehors bourrus, il était la tendresse et la générosité même. Toujours le mot pour rire, la blague virile. Pour tester son auditoire… Quand on lui disait qu’il avait appris à la dure avec Joseph, son père, d’une intransigeance sans égale, il préférait parler de « respect » même si, derrière ses lunettes fumées, les larmes au bord des yeux laissaient deviner un manque de reconnaissance, peut-être. Mais en ce temps-là, l’amour père-fils ne se formulait pas…

Avec son frère aîné, Émilien, il a « tenu la boutique », comme il disait… Des décennies à sélectionner et produire des numéros prestigieux que le monde entier s’arrachait, à flirter avec les étoiles sur cette piste mondialement connue et reconnue. Pour, encore une fois, honorer la mémoire de ses illustres ancêtres. « Mon grand-père nous répétait : « Vous devez vendre du rêve ». Le credo de la dynastie Bouglione.

Son épouse Anna, son fils Francesco, sa fille Sandrine et toute la famille Bouglione pleurent celui qui était considéré comme le Maître des lieux et un pilier de cette dynastie.